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  Le 11 octobre 2008 - Blois
Les Rendez-vous de l'histoire

68 dans le Sud

avec Catherine Coquery-Vidrovirch, Sébastien Jahan, Anne Jallet, Alain Ruscio et Hedi Saïdi
Amphi rouge, Campus de la CCI
Samedi 11 octobre, 15h30-17h
Catégorie : Débats - Blois

  Du 17 octobre 2008 au 19 octobre 2008 - Besançon
Festival cinéma

Mai 68, esprit es-tu là ?

Les Amis de la Maison du peuple et le CCPPO (Centre Culturel Populaire Palente Orchamps)  présentent :
Images du travail fragments de vie, fragments de lutte 11e rencontre cinéma 17, 18, 19 octobre
Cinéma Kursaal Besançon (Place Granvelle)

Pour toute information :
CCPPO, 48, rue Anne Franck 25000 Besançon
Tél. 03 81 80 93
roger.journot.ccppo@orange.fr

  Le 18 octobre 2008 - Paris
Rendez-vous mensuels autour de 68

Immigrés

Le Centre de recherches politiques de la Sorbonne (Paris I & CNRS), en association avec le Centre de sociologie européenne (Paris I & CNRS) et Cultures et sociétés urbaines (Paris 8 & CNRS), organise tout au long de l’année 2008 les « Rendez-vous mensuels autour de 68 ». Un samedi par mois, des cinéastes, chercheurs et témoins de l’époque débattront autour d’un film militant des années 68 consacré aux différentes facettes de cette révolte : grèves ouvrières, contre mobilisation, place de l’extrême gauche, mouvement féministe et homosexuel, contestations de l’enseignement, etc. L’entrée est libre et gratuite.

Amphi Turgot confirmé jusqu’en juin 2008 / 9h30 - 17h

18 octobre 2008 : Immigrés

Discutante : Françoise de Barros, Maître de conférences en sociologie, Paris-VIII, CSU.

FILM >> Les luttes des travailleurs chez Penarroya. Comment se mettre d’accord, de Dominique Dubosc

Avec la participation de Dominique Dubosc.

Laure Pitti, Chargée de mission à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration à Paris, docteure en histoire, « Retours sur une grève symbole. Ouvriers immigrés à Penarroya, 1972 ».

Choukri Hmed, Maître de conférences en science politique, Paris-IX Dauphine/IRISES, CRPS, « Les luttes immigrées autour du logement dans les années 1970 ».

Victor Pereira, chercheur postdoctoral à l’Instituto de Historia Contemporânea de l’Universidade Nova de Lisboa (Portugal), « Exit, voice and loyalty : les Portugais en France et les événements de mai 68 ».

http://crps.univ-paris1.fr/article.php3?id_article=225

  Du 23 octobre 2008 au 24 octobre 2008 - Paris
Journées d'étude

1968, entre libération et libéralisation

Journées d'études - Université Paris 8 : CNRS/EA 1571 (Pouvoirs, savoirs, sociétés) et IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l'économie)

École normale supérieure
45 rue d’Ulm - Paris 5ème
Salle Dussane & Amphithéâtre Rataud

Présentation :
On se propose de réunir des travaux portant à la fois sur des projets ou des mesures - peu antérieures à 1968 - de libéralisation ou de dérégulation économique, sociale ou financière dans le domaine des politiques publiques et sur des tentatives de libération individuelle ou collective de la part de certains des acteurs sociaux. Notre propos consiste à souligner la concomitance dans les pratiques et les discours qui les accompagnent entre des formes de libéralisation souhaitées par les dirigeants politiques et administratifs et des aspirations libératrices émanant de groupes au sein de la société française. Double mouvement, certes contrarié par les grèves de mai-juin 1968 et certains de ses prolongements politiques de moyenne durée mais dont il s'agira néanmoins de mesurer les traces postérieures et la dynamique sur la plus longue durée.

Dans le cadre du : Cycle de journées d'étude :  Les années 68 au-delà des mythes
Septembre 2007 - Novembre 2008
Journées organisées par la BDIC, l'Université d'Evry (LHEST), l'Université de Reims (Mission CAARME et GERME), l'Université Paris I (UMR IRICE), l'Université de Bourgogne (UMR Georges Chevrier), l'Université de Lyon (ISH, UMR LARHAH), l'Université Paris VIII - Vincennes - Saint-Denis (EA 1571, Histoire des pouvoirs, des savoirs et sociétés et IDHE).
Programme
http://www.bdic.fr/pdf/Annees_68_Colloques_Depliant.pdf

 

 

 

  Du 23 octobre 2008 au 24 octobre 2008 - Paris
Colloque

Le Mai 68 des historiens : entre identités narratives et histoire orale

Collège de France
23-24 octobre 2008
Amphithéâtre Budé

Colloque placé sous le haut parrainage de Madame Valérie Pécresse,  Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Placé sous les tutelles scientifiques de l’Ecole nationale des Chartes, du Collège de France, du CNRS (Institut d’histoire du temps présent (IHTP) de l’Institut national de l’audiovisuel (INA)

Colloque conçu et organisé par Agnès Callu (Ecole des Chartes - CNRS)

Ce colloque, s’appuyant sur les récits d’expérience d’une population donnée : principalement des historiens, entend réfléchir aux héritages de Mai 68 pour les outils de la recherche, la circulation des connaissances, les renouvellements historiques et la refondation des structures de transmissions des savoirs. Analysant les contenants des narrations, soit des biographies fabriquées a posteriori, enregistrées et, pour certaines, captées par l’image, il espère décrypter les discours rétrospectifs portés par des « intellectuels » sur l’impact d’un événementiel aux césures réputées décisives. Il s’interroge, en profondeur, sur les phénomènes de socialisation, à l’échelle individuelle et collective, aux imaginaires sociaux agrippés à des figures ou groupes générationnels, aux confluences entre interprétations historiennes et grilles de lecture politisées, aux changements opérés dans les Universités et établissements d’enseignement supérieur, aux codes enfin qui définissent ou redéfinissent l’appréhension et l’appropriation des sciences sociales dans les années 1970.

This colloquium, based on the spoken experiences of a particular group: aims to explore the legacy of May 68, on research tools, historical renewing, and knowledge transmitting schemes. By analyzing the content of these testimonies, either recorded biographies or, for some, filmed, we hope to understand the retrospective discourses made by “Intellectuals” about this series of events and their impact on reputedly decisive breaks. We will explore in depth the phenomenons of socialization, on both individual and collective levels, how the social imaginaries cling to certain figures or generational groups, the convergences between historian and political interpretations, the changes instilled in the universities and higher education, the social codes that define perception and appropriation of social sciences in the seventies.

Das Kolloquium, das sich vornehmlich auf Erfahrungsberichte von Historikern stützt, möchte über die Auswirkungen des Mai 68 auf die Forschungsmethoden, die Zirkulation von Erkenntnissen, die historischen Erneuerungen und die Umarbeitung von Wissensvermittlung nachdenken. Durch die Analyse des Inhalts der Erzählungen, deshalb der Biographien, die im Nachhinein geschaffen, aufgezeichnet und – für einige – in Bildern eingefangen wurden, hofft das Kolloquium den retrospektiven Diskurs der „Intellektuellen“ über dieses Ereignis mit bekanntlich einschneidender Wirkung zu entschlüsseln. Es befragt die Phänomene der Sozialisation, sowohl auf individueller als auch auf kollektiver Ebene, die sozialen Vorstellungen, die an bestimmte generationsspezifische Figuren oder Gruppen gebunden sind, das Zusammenfließen von historischen Interpretationen und politischen Lektürerastern, die Veränderungen die an den Universitäten und weiterführenden Bildungseinrichtungen durchgeführt wurden, und schließlich die Codes, welche die Aneignung der Sozialwissenschaften der 70er Jahre definieren.


Conseil scientifique
Sous la présidence de Daniel Roche, professeur émérite au Collège de France.
Fabrice d’Almeida, professeur des Universités à l’Université Paris II, Dominique Barjot, directeur de l’École doctorale d’Histoire moderne et contemporaine de l’Université de Paris-Sorbonne, Jacques Berlioz, directeur de l'École nationale des chartes, Anita Guerreau-Jalabert, directrice de recherche à l'Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT), Emmanuel Hoog, président directeur général de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), Christian Ingrao, directeur de l’IHTP, Marc Lazar, professeur des Universités à l’Institut d’études politiques de Paris, Christophe Prochasson, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Henry Rousso, directeur de recherche à l’Institut d'histoire du temps présent (IHTP).

Equipe de recherche
Sous la direction d’Agnès Callu (Ecole des Chartes – CNRS, IHTP)
Communications présentées par : Agnès Callu (Ecole des Chartes), Valérie Carpentier (Ecole des Chartes), Myriam Chermette (Ecole des Chartes), Benoît Corvez (Ecole des hautes études en sciences sociales), Alain Dubois (Ecole des Chartes), Cécile Formaglio (Ecole des Chartes), Anne-Sophie Lechevallier (Ecole des hautes études en sciences sociales), Jean-François Moufflet (Ecole des Chartes), Julie Pagis (Ecole normale supérieure – Ecole des hautes études en sciences sociales), Damien Richard (Ecole des Chartes), Violette Rouchy-Lévy (Ecole des Chartes), Gabriel Séjournant (Université Paris IV)
Collaborations de Christiane Nantois-Pigeon et Esther Zajac (Ecole des hautes études en sciences sociales)
Contact : Agnès Callu
Mail : agnès.callu@culture.gouv.fr
URL de référence : http://elec.enc.sorbonne.fr/mai68/
Programme du colloque (PDF)


  Le 24 octobre 2008
Film Télévision

Nés en 68

Une saga qui passe en revue des événements qui ont marqué notre époque.

D'abord sorti au cinéma au printemps dernier, Nés en 68 est diffusé ce soir par Arte dans sa version téléfilm, deux parties de 1 h 40 (une demi-heure de plus que le long-métrage), d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Et tout comme Sagan, de Diane Kurys, qui avait suivi le même parcours, d'abord le grand écran puis la télévision, alors sur France 2, la version télé est plus convaincante. Nés en 68 se veut le portrait de la génération 68 à travers un personnage principal, Catherine (lumineuse Laetitia Casta, investie, touchante et très crédible). À travers elle, ses amis puis ses enfants, c'est toute une époque qui défile devant nos yeux, quarante ans d'histoire, de la révolte estudiantine à l'utopie communautaire, de la libération sexuelle à la chute du mur de Berlin, des années sida à la naissance d'Act up… Les auteurs ont parfois eu du mal à éviter les clichés, notamment ceux de la période hippie, mais au final on est transporté par cette fiction ambitieuse, entre nostalgie et souvenirs.
Arte - à 21 heures.

  Du 30 octobre 2008 au 31 octobre 2008 - Nanterre
Journées d'étude

68 et après...

à l'Université de Nanterre

Retour à l'ordre, normalisation et reconfiguration des rapports de forces sociaux et politiques après 68
 Le ciné-tract « La reprise du travail aux usines Wonder », tourné au moment de la signature des accords de Grenelle, est un symbole fort de la rupture introduite par l’évènement 68 dans les consentements ordinaires aux rapports sociaux de domination, d’un difficile retour à l’ordre à ces « accords silencieux ». Comment justement se sont réalisées ces « reprises » dans chaque secteur social ayant été ébranlé par ces troubles du consentement ? Sur fond de quelles démobilisations et remobilisations, de quels désillusions et remaniements des croyances ou des adhésions ?

En dépit du foisonnement des productions sur l’évènement, ces aspects qui touchent à la période qui lui est immédiatement postérieure restent méconnus : les processus de normalisation qui interviennent après le moment contestataire, les stratégies individuelles et collectives de réajustement de soi et de « l’ordre des choses » demeurent autant de points partiellement obscurs de la recherche contemporaine.

Ce sont ces phénomènes que nous voulons mettre en évidence en interrogeant l’après-68 et les modalités de sortie de crise – leur cheminement, leur rythme et leurs effets - qui ont caractérisé le retour à l’ordre dans différents secteurs : monde ouvrier et monde paysan mais aussi syndicats, partis et institutions tant dans leurs organisations que dans les thématiques dès lors développées. Il s’agit ici de s’intéresser aux reconfigurations des rapports de force sociaux et politiques, aux modes de légitimation de la mise en suspens des contestations, aux stratégies déployées par ceux qui doivent gérer au quotidien la retombée de l’effervescence, aux formes ordinaires de micro-résistances développées face au « retour à la normale », aux épreuves biographiques suscitées par ce renversement d’expériences, jusqu’au déclenchement d’un processus de radicalisation violente. Cette perspective éclairera ainsi sous un autre jour les opérations de réagencement d’un ordre social défait par un bouleversement du monde ordinaire tout aussi bien que les conditions d’une continuation, sous l’apparente restabilisation des conduites morales, d’une contestation infra-politique de l’ordre politique (préservation d’un quant-à-soi réfractaire, souci de conserver une dignité conquise, réserve vis-à-vis des procédures de représentation) à laquelle toute recomposition des dominations est confrontée.

Cette journée d’étude est la continuation d’une réflexion internationale sur les années 68 lancée lors d’un premier colloque qui s’est tenu le 10 octobre dernier à l’Université de Bologne.

Jeudi 30 octobre 2008

Matinée
9h30-10h :
Allocution d’ouverture par le directeur de l’ISP, Jean-Charles Szurek.
Ouverture de la journée d’étude par les organisateurs.

Président de séance : Jean-Charles SZUREK (ISP/CNRS)

10h – 11h15 : 1ère Session : « Reprendre le travail, s’organiser, continuer la lutte »

Intervenants :
Fanny GALLOT, « La reprise à Renault Cléon ».
Pierre SAUVETRE, « Sur le mode massiste de la séquence « Mao ». Continuer et organiser la politique après 68 ».

11h15 – 11h30 : Pause

11h30-13h :
Elise ROULLAUD, « Quand mai 68 rend le « retour à la normale » impossible: l'ébranlement politique et social du monde rural dans la région de Blain-Redon ».
Jean-Philippe MARTIN, « Les Paysans-Travailleurs après 1968. D’un volontarisme contestataire (immédiat après-68) à un syndicalisme revendicatif (début des années 1980). »

Discutant de la session : Bernard PUDAL (CSU/CNRS, Université de Paris X-Nanterre)

13h – 14h15 : Pause déjeuner
Après-midi
Présidente de séance : Annie COLLOVALD (CENS/CNRS, Université de Nantes)

14h15 - 15h30 : 2ème Session : « Mouvements sociaux, opportunités politiques et réponses institutionnelles »
Intervenants :
Grégory BUSQUET, « La question urbaine dans la deuxième gauche des années 1970 : mouvements sociaux urbains, jeux d'acteurs et critique socio-politique. »
Luigi AMBROSI, « La “dispersion des tensions” : le cas de la révolte de Reggio Calabria de 1970.»
Discutant de la session : Gius GARGIULO (CRIX, Université de Paris X – Nanterre)
15h30 – 15h45 : pause
15h45 – 17h : 3ème Session : « Trajectoires, mémoire(s), relectures de 68 »
Intervenants :
Séverine GERAUD-LACALMONTIE, Victor COLLET, « Que s’est-il passé à l’usine Citroën ? Rejouer Mai 68 : des enjeux concurrentiels aux relectures historiques lors du 40è anniversaire du « Mai ouvrier » à Nanterre. »
Erika THOMAS, « 68 et après dans le documentaire brésilien. Oppression et résistances dans AI 5 …et Hercules 56. »

Discutant de la session : Gérard MAUGER (CSE/CNRS, EHESS)
17h – 18h : Débat et bilan de la première journée
18h30 : Projection en avant-première du film de Jacques WILLEMONT (co-réalisateur de1968 : La reprise du travail aux usines Wonder) et débat :
L’autre Mai. Mai 68 à Nantes

***
Vendredi 31 octobre 2008

Président de séance :

9h30 – 10h45 : 4ème Session : « Les institutions face à la crise du consentement »

Intervenants :
Yann RAISON DU CLEZIOU, « L’Ordre dominicain après 1968 : une désinstitution instituée ».
Jean-Philippe TONNEAU, « L’après 68 des avocats, ou l’entrée du politique au sein de la sphère judiciaire et juridique ».
10h45 – 11h Pause
11h – 12h15 :
Intervenants :
Christelle DORMOY, « Le Centre Universitaire Expérimental de Vincennes : une tentative d’institutionnalisation d’utopies pédagogico-politiques « soixante-huitardes ».
Eric FARGES, « Mai 68 et la politisation de la médecine au prisme des prisons. La contestation de la médecine pénitentiaire par les professionnels de santé au début des années soixante-dix ».

Discutant de la session : Boris GOBILLE (ENS/LSH)

12h15 – 13h : Débat et conclusions des deux journées

 Université Paris X Nanterre Batiment K (maison Max Weber)

  Le 31 octobre 2008 - Nanterre
Journées d'études/Appel à communication

68, et après ?

Appel à communications pour les journées d’étude :
« 68, et après ? »
Université de Bologne (Italie), 10 octobre 2008 et
Université de Paris X – Nanterre (France), 31 octobre 2008.

Dire que « mai 68 » a fait événement sur le moment et après coup est sans doute un euphémisme. En témoigne la récurrence des célébrations, commémorations, manifestations scientifiques et débats politiques qui ne cessent de revenir sur cet épisode contestataire. Aujourd’hui encore son interprétation suscite polémiques et controverses comme s’il était toujours, 40 ans plus tard, un « enjeu chaud ». Comment expliquer que « mai 68 » ait conservé cette « brûlure de l’histoire » et ne soit pas devenu, comme tant d’autres avant et après lui, un événement passé et dépassé ? C’est sans doute sur les lectures et relectures opérées dans l’après-coup qu’il faut s’attarder en tentant de comprendre les enjeux successifs que ses commentaires (différents et concurrentiels) ont pu recouvrir dans le cours du temps jusqu’à celui d’aujourd’hui, plus dépréciatif qu’élogieux. Mais c’est aussi en redécouvrant dans la période de 68 elle-même la diversité des dynamiques sociales et politiques souvent oubliées dont elle a été la conjonction et le point de cristallisation et qui fait de « mai 68 » un moment ouvert, traversé de part en part par des processus intra-nationaux et transnationaux empêchant presque structurellement sa monopolisation par un porte-parole reconnu et par un entre soi national. Comprendre ce phénomène suppose dans un premier temps d’historiciser le déroulement international des mouvements sociaux ayant surgi dans nombre de pays (et pas seulement la France) et de mener des comparaisons raisonnées entre leurs modalités de constitution et de perduration. Cela suppose aussi dans un second temps d’analyser la rencontre qui s’est opérée entre une pluralité de situations (locales, nationales, internationales) et des expériences, nombreuses et ordinaires, d’une ouverture « des possibles » qui est loin de se résumer à la seule dimension culturelle, pour en suivre, une fois l’effervescence retombée, les désajustements et les réajustements, les décalages et les tensions, les reconversions consenties et les préservations des esp
érances conquises qui en constituent la trame ultérieure.
Deux angles d’approche vont ainsi organiser les journées d’études proposées.
La première journée d’étude qui se déroulera à Bologne le 10 octobre 2008 s’attachera à examiner le « moment 68» comme le lieu d’une convergence inattendue entre plusieurs dynamiques sociales et politiques, à la fois nationales et internationales.
La deuxième journée se tiendra à Nanterre le 31 octobre 2008. Elle s’articulera autour du thème de la sortie de crise. C’est l’après-68 qui retiendra ici l’attention afin de mettre en évidence les logiques, variables et localement situées, de retour à l’ordre social et politique, les formes de résistance rencontrées, les stratégies ordinaires ou extraordinaires déployées pour arrêter ou prolonger le désordre contestataire.


Première journée, Université de Bologne :
Axe 1. L’événement 68
Il s’agit ici de prendre au sérieux l’actualité internationale mouvementée qui sert souvent de simple décor au « mai 68 » de chaque pays et de la placer au centre des analyses. Ce changement d’échelle est lié à plusieurs insatisfactions. Si depuis quelques années, « 68 » est devenu un objet « digne » de recherches historiographiques, les historiens et les sociologues arrivent bien en retard dans un champ d’étude largement occupé par les récits autobiographiques, les témoignages et les commentaires journalistiques et politiques. Qu’ils soient désaccordés entre eux, qu’ils alternent des interprétations souvent contradictoires entre elles, peu importe : quelques mots-clés – anti-autoritarisme, pacifisme, révolte des jeunes, liberté sexuelle, drogue, violence, imagination, etc. – reviennent sans cesse dans les explications dominantes sur la période et encadrent semble-t-il jusqu’aux analyses savantes.
Rupture ou continuité : les recherches appréhendent bien souvent l’événement 68 soit comme la conséquence de vastes changements sociaux et culturels ayant marqué les années soixante dans les pays occidentaux (il en est ainsi dans l’historiographie anglo-saxonne, mais aussi italienne et allemande), soit comme l’inauguration d’une « saison des mouvements » prenant son impulsion dans les « années 68 ». Présupposer ainsi des liens de causalité entre 68 et les mouvements qui le précèdent ou le suivent chronologiquement ne va cependant pas de soi. Le risque sous-jacent à ces deux tendances est d’assimiler des processus sociaux hétérogènes qui, englobés sous le label 68, ne peuvent que contribuer à la construction d’un mythe bien éloigné de l’histoire réelle.
Enfin, si la dimension transnationale est souvent mise en avant, les recherches demeurent pour la plupart focalisées sur des contextes nationaux et locaux spécifiques ou se limitent à une comparaison quelque peu artificielle des différents épisodes contestataires nationaux. Rares sont les études qui, à partir d’approches centrées sur les processus de circulation des idées et des répertoires d’action, sur les dynamiques sociales de construction de réseaux d’interconnaissance et d’échanges, tentent de rendre intelligibles les phénomènes transnationaux au cœur des révoltes survenues pourtant dans des contextes étrangers les uns aux autres.
Ce sont ces aspects que nous voudrions mettre en avant afin de réinterroger l’« événement 68 » en faisant appel à des contributions portant aussi bien sur ses spécificités nationales et/ou sectorielles que sur sa dimension transnationale.


Deuxième journée, Université de Paris X – Nanterre :
Axe 2. Sortir de la crise
Le ciné-tract La reprise du travail aux usines Wonder, tourné par des étudiants de l’IDHEC au moment de la signature des accords de Grenelle, reste un symbole fort de la rupture introduite par l’évènement 68 dans les consentements ordinaires aux rapports sociaux de domination et du difficile retour à l’ordre à ces « accords silencieux ». Comment justement se sont réalisées ces « reprises » dans chaque secteur social ayant été ébranlé par ces troubles du consentement ? Sur fond de quelles démobilisations et remobilisations, de quels désillusions et remaniements des croyances ou des adhésions ? En dépit du foisonnement des productions sur l’évènement, ces aspects qui touchent à la période qui lui est immédiatement postérieure restent méconnus : les processus de normalisation qui interviennent après le moment contestataire, les stratégies individuelles et collectives de réajustement de soi et de « l’ordre des choses » demeurent autant de points partiellement obscurs de la recherche contemporaine.
Ce sont ces phénomènes que nous voulons mettre en évidence en interrogeant l’après-68 et les modalités de sortie de crise – leur cheminement, leur rythme et leurs effets - qui ont caractérisé le retour à l’ordre dans différents secteurs : usines et universités, mais aussi syndicats, partis politiques, forces de l’ordre, médecine, psychiatrie, justice, prisons, etc. Il s’agit de s’intéresser aux reconfigurations des rapports de force sociaux et politiques, aux modes de légitimation de la mise en suspens des contestations, aux stratégies déployées par ceux qui doivent gérer au quotidien la retombée de l’effervescence, aux formes ordinaires de micro-résistance développées face au « retour à la normale », aux épreuves biographiques suscitées par ce renversement d’expériences, jusqu’au déclenchement d’un processus de radicalisation violente. Cette perspective éclairera ainsi sous un autre jour les opérations de réagencement d’un ordre social défait par un bouleversement du monde ordinaire tout aussi bien que les conditions d’une continuation, sous l’apparente restabilisation des conduites morales, d’une contestation infra-politique de l’ordre politique (préservation d’un quant-à-soi réfractaire, souci de conserver une dignité conquise, réserve vis-à-vis des procédures de représentation) à laquelle toute recomposition des dominations est confrontée.

CALENDRIER ET MODALITES DE SOUMISSION :

PROPOSITIONS DE COMMUNICATION
Les propositions de communication pourront être rédigées en Français et en Italien. Elles doivent inclure le titre de la communication, un résumé de 500 mots maximum, l’axe dans lequel elle s’inscrit, ainsi que les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur.
La date limite pour soumettre des propositions est fixée au 10 juin 2008, les décisions seront communiquées fin juin 2008.
Merci d’envoyer vos propositions aux organisateurs de ces journées aux adresses suivantes :

Marica TOLOMELLI, Università di Bologna, Dipartimento di Discipline Storiche :
marica.tolomelli@unibo.it
Federica ROSSI, Université de Paris X–Nanterre, Institut des Sciences Sociales du Politique (ISP/CNRS) : rossifed@yahoo.fr
Rémi GUILLOT, Université de Paris X–Nanterre, Institut des Sciences Sociales du Politique (ISP/CNRS) : guillot.remi@gmail.com

PROPOSITIONS RETENUES
Les communications doivent être d’une durée de 20 minutes maximum. Les textes (15 000 mots maximum) sont à envoyer au plus tard le 15 septembre 2008.

COMITE SCIENTIFIQUE
Annie COLLOVALD (professeur de sociologie à Nantes, CENS et ISP/CNRS) ; Boris GOBILLE (ENS Lyon) ; Sandrine LEFRANC (ISP/CNRS) ; Bernard PUDAL (Université de Paris X-Nanterre, CSU/CNRS) ; Xavier VIGNA (Université de Bourgogne).

  Le 03 novembre 2008 - Québec
Colloque

Colloque international: 1968, des sociétés en crise : une perspective globale

Appel à communication

Dans le cadre du quarantième anniversaire des évènements de 1968, la Chaire de recherche Lucienne-Cnockaert en histoire de l’Europe et de l’Afrique (Université de Sherbrooke et Bishop’s University), la Chaire Concordia d’études sur le Québec (département de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université Concordia), le Groupe de recherche interuniversitaire sur le Québec et ses relations internationales (GRIQUERE) et le Groupement interuniversitaire sur l’histoire des relations internationales contemporaines (GIHRIC) organisent un colloque intitulé 1968, des sociétés en crise : une perspective globale. Cette rencontre scientifique visera d’une part, à analyser les liens, influences ou particularismes entre ces différentes crises et, d’autre part, à les comparer en les replaçant dans la perspective sociopolitique des Sixties (décolonisations en Afrique, détente dans la Guerre froide, guerre du Vietnam et Révolution tranquille au Québec entre autres).

Ce colloque veut se situer dans une relecture globale, comparative et croisée des ‘printemps’ de 1968. Il s’agira, tout d’abord, de comprendre les origines sociales, économiques et politiques des différents mouvements. Il conviendra ensuite, d’observer les enjeux, le développement et le dénouement des crises. Il importera, enfin, de déterminer la signification et la portée des évènements de 1968 et leur place dans les mémoires collectives européenne, africaine et américaine. Pour mener cette étude analytique et comparative, et saisir la complexité mais aussi les emprunts ou influences réciproques entre les différents mouvements, nous aimerions recevoir des propositions de communication sur les thématiques suivantes :

 - Origines et idéologies des crises de 68.
- Sociétés, conjonctures et contestations.
- L’économie politique de la crise.
- Crises étudiantes et revendications.
- Place et rôle des syndicats dans les évènements de 1968.
- Le pouvoir politique et la gestion de la crise.
- Leaders politiques et syndicaux face à la crise (De Gaulle, Senghor, Dubcek etc.)
- Influences et interactions entre les différentes crises de 1968.
- Significations des évènements de 1968. - Les commémorations de 1968, entre histoire et mémoire.

Nous aimerions recevoir de la part des chercheurs et professeurs intéressés par ces problématiques, des propositions de communication d’environ 300 mots décrivant la communication envisagée, avant le 1er avril 2008.

Veuillez faire parvenir vos propositions de communication et un CV ou toute demande d’information par courriel au Professeur Patrick Dramé à l’adresse courriel suivante : patrick.drame@usherbrooke.ca
Le colloque se tiendra le lundi 3 novembre 2008 au campus de l’Université Concordia (langues de communication : Français et Anglais).

Comité scientifique
Patrick Dramé, Professeur adjoint, Universités de Bishop et Sherbrooke. Jean Lamarre, Professeur agrégé, Collège militaire royal, Kingston. Jean-Philippe Warren, Professeur adjoint, Université Concordia. Robert Comeau, Professeur, Université du Québec à Montréal. Michael Childs, Professeur, Bishop’s University. Samir Saul, Professeur agrégé, Université de Montréal. Magali Deleuze, Professeure adjointe, Collège militaire royal, Kingston.

Comité d’organisation
Ivan Carel, ph.D, UQAM Patrick Dramé, Professeur adjoint, Université de Sherbrooke. Jean Lamarre, Professeur agrégé, Collège militaire royal, Kingston.
Sami Mesli, ph.D, Chargé de cours, UQAM. Kim Perron, Étudiant à la maîtrise, Université de Sherbrooke.

http://geschichte-transnational.clio-online.net/termine/id=8552


  Du 07 novembre 2008 au 18 décembre 2008 - Angers
Exposition

Mai 68, comme un souffle

Pour le 40 ans de Mai 68, une exposition de Claude Dityvon de 25 photographies en noir et blanc et 10 tirages couleurs originaux jamais montrés en public circulera en 2008 dans 5 universités de l'Ouest :

Université d'Angers : du 7 novembre au 18 décembre 2008

Mai 68, comme un souffle
Photographies de Claude Dityvon
Du 7 Janvier au 18 Décembre 2008
Universités de Brest (29), Renne 2 (35), La Rochelle (17), Le Mans (72), Angers (49)
http://www.photosapiens.com/Mai-68-comme-un-souffle.html
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